Ossature légère

Assurer une extension bois

Plus légère qu’une extension maçonnée, montée en quelques semaines, souvent proposée en kit : l’extension à ossature bois séduit pour agrandir sans gros chantier. Elle reste pourtant un ouvrage de construction, soumis à la même dommage ouvrage. Ce qui change, ce sont les points que l’assureur regarde : qui monte l’ossature, comment l’eau est arrêtée, et comment le bois rejoint la maçonnerie existante.

On présente votre extension bois aux assureurs qui suivent ce mode constructif — devis gratuit

Extension bois
DO obligatoire
Ossature bois
posée par un pro assuré
Ossature
le point sensible
Pare-pluie
dossier plus difficile
Kit en direct

Une extension bois est-elle soumise à la dommage ouvrage ?

Réponse

Oui, comme une extension maçonnée

L’article L242-1 du Code des assurances vise les travaux de construction, sans distinguer les matériaux. Une extension à ossature bois crée un ouvrage neuf, posé sur des fondations, clos et couvert : elle relève de la dommage ouvrage, qu’elle passe par une déclaration préalable ou un permis de construire.

La seule différence tient à la façon dont l’assureur évalue le risque. Une ossature bois est sensible à l’humidité : un pare-pluie déchiré, un bardage mal ventilé, une lisse basse posée trop près du sol suffisent à faire pourrir les montants en quelques années. À l’inverse, sa légèreté pèse moins sur le sol, ce qui limite le risque de tassement, l’un des sinistres les plus coûteux d’une extension.

Kit, pose par le fournisseur ou charpentier : ce qui change

C’est la question qui décide le plus souvent de l’acceptation du dossier.

Mode de réalisationRecours de l’assureurEffet sur le dossier
Charpentier ou constructeur bois assuré en décennaleContre l’entreprise et son assureurDossier classique
Kit posé par le fournisseur, assuré pour la poseContre le fournisseur-poseurAccepté, attestation à vérifier
Kit monté par vous, fondations par un maçonSeulement sur les fondationsOssature en principe exclue
Kit monté entièrement par vousAucunTrès peu d’assureurs acceptent
Vérifiez l’activité sur l’attestation

Un fournisseur de kit n’est pas forcément assuré pour la pose. Demandez son attestation décennale et vérifiez qu’elle mentionne bien la construction à ossature bois ou la charpente, et pas seulement la vente de matériaux.

Mur à ossature bois en cours de montage contre une maison, pare-pluie partiellement posé

Faites assurer votre ossature avant qu’elle soit montée

La dommage ouvrage se souscrit avant le chantier, attestations du constructeur à l’appui.

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Les points qu’examine l’assureur

Soubassement
La lisse basse doit être protégée des remontées d’humidité et surélevée par rapport au sol fini.
Pare-pluie
Continu, bien recouvert aux jonctions : c’est lui qui protège l’ossature derrière le bardage.
Bardage
Une lame d’air ventilée derrière le bardage évite que l’eau ne stagne contre le mur.
Jonction avec la maison
Le raccord entre le bois et la maçonnerie existante doit être étanche et laisser chaque matériau travailler.
Toiture
Toit plat ou en pente, le relevé d’étanchéité contre le mur ancien reste le point faible classique.
Fondations
Plus légères, mais toujours à dimensionner selon le sol et à confier à une entreprise assurée.
Le pied de mur qui pourrit

Une extension bois de 25 m² est montée sur une dalle dont le niveau est presque celui de la terrasse. L’eau de pluie rejaillit sur le bas du bardage et s’infiltre derrière un pare-pluie mal raccordé. Quatre ans après, la lisse basse et le pied des montants sont attaqués.

Qui paie : la dommage ouvrage, la solidité de l’ossature étant compromise, puis recours contre le constructeur bois.

Pendant le chantier : un risque d’intempéries

Une ossature bois est vulnérable tant qu’elle n’est pas hors d’eau : une semaine de pluie sur des panneaux non protégés peut les faire gonfler et imposer leur remplacement. La garantie tous risques chantier couvre les dommages accidentels à l’ouvrage en cours, comme une tempête qui arrache la bâche ou fait tomber un pan d’ossature.

La RC maître d’ouvrage, souvent associée à la TRC, couvre de son côté les dommages causés aux voisins : panneaux emportés par le vent, livraison qui abîme une clôture. Elles se souscrivent en même temps que la dommage ouvrage.

Questions fréquentes

Questions fréquentes sur l’extension bois

Une extension bois coûte-t-elle plus cher à assurer ?
Pas forcément. La prime suit surtout le coût des travaux ; elle peut augmenter si la pose est faite par vous ou si le dossier technique est incomplet.
Peut-on assurer un kit monté soi-même ?
C’est difficile. L’assureur ne peut se retourner contre personne pour un montage réalisé par le propriétaire : l’ossature est alors en principe exclue, et peu de contrats acceptent l’ensemble.
Une extension bois de moins de 20 m² doit-elle être assurée ?
Oui. L’obligation dépend de la nature des travaux, pas de la surface : une petite extension en déclaration préalable reste un ouvrage de construction.
Le bardage est-il couvert ?
Il l’est s’il participe à l’étanchéité et que son défaut rend l’extension impropre à son usage. Un simple défaut d’aspect ou de teinte n’entre pas dans la garantie.
Faut-il un traitement particulier du bois ?
Le bois de structure doit être adapté à sa classe d’emploi. Les documents du fournisseur sont utiles au dossier d’assurance et en cas d’expertise.
Pour aller plus loin

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